Jaillissement artistique au Festiv’Ébène de SOFIFRAN

C’est dans les derniers jours de février que se concentrent les événements les plus importants du Mois de l’histoire des Noirs. Le Festiv’Ébène est de ceux-là et, comme tous les autres, a dû se dérouler en ligne.

Comme une pandémie bouscule un tantinet les habitudes, il y avait lieu de se demander si le public serait au rendez-vous. En termes d’habitude, les habitués de Sofifran n’avaient pas perdu celle d’arriver au compte-goutte, mais ils n’en étaient pas moins tous là! Avec, au plus fort de l’achalandage, environ 65 appareils connectés à la plateforme Zoom, dont certains avec plus d’un utilisateur, sans compter ceux qui suivaient l’événement en direct sur Facebook, on peut dire que le public de Sofifran s’est montré fidèle.

Animé par Vanessa Aubourg Jean Charles, membre du conseil d’administration, ce Festiv’Ébène constituait le premier de Saïd Ben, nouveau directeur artistique de l’organisme.

C’est d’abord avec quelques adolescentes de la communauté venues partager leurs talents musicaux que la soirée a commencé. Sherna Jean-Charles, Erika Jean-Charles, Rodia Mwamba, Marla Zephir et Diana Dorvil ont offert un bouquet de chansons de divers styles.

Leur ont succédé Gaston Mabaya qui, dans une veine plus littéraire, a abordé le thème du devoir de mémoire. Par l’entremise d’un récit vivant, tantôt monologue dramatique, tantôt exposé historique, il a brossé le tableau de l’histoire des Noirs des cinq derniers siècles.

Ses interventions alternaient avec d’autres prestations. Le rappeur Borelson a ainsi réchauffé l’événement d’un style musical qu’ont y a rarement entendu. Erta Rose Ekosso a fait entendre sa voix aussi puissante que mélodieuse donner vie à quelques ballades empreintes d’émotions. Abel Maxwell a de son côté donné dans la gaité avec certains de ses succès. Quant à Yao, il a enchaîné les mélodies tissées de poésie.

Le directeur artistique de Sofifran n’était pas en reste et a contribué au Festiv’Ébène par son domaine de prédilection : le théâtre. Saïd Ben a interprété trois sketchs surréalistes mais qui donnaient à réfléchir en plus de laisser un sourire aux lèvres des spectateurs.

Le rideau est ainsi tombé sur un Festiv’Ébène bien rempli et des plus étonnants. Alors que plusieurs commencent à se lasser des activités en ligne, Sofifran aura su renouveler ce plaisir imposé par la pandémie.

 

PHOTO – Erta Rose Ekosso

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